Cet article explore les défis de l'édition scientifique moderne, en mettant en lumière les coûts croissants liés aux frais de publication et aux abonnements. Il propose de réfléchir sur les alternatives à l'open access et les raisons pour lesquelles les chercheurs continuent d'accepter ce modèle économique insoutenable. Les experts Patrick Couvreur et Justine Fabre apportent leur perspective sur ces enjeux cruciaux pour l'avenir de la recherche.
Comment fonctionne réellement l'édition scientifique ? Les modèles économiques en place, le poids des grands éditeurs, les fraudes, l'évaluation des articles et le phénomène de l'open access sont autant de sujets cruciaux que cette Grande Conversation, émission co-produite par The Conversation et CanalChat en partenariat avec l'Académie des sciences, s'efforce d'éclaircir. Cet univers, souvent méconnu du grand public, est pourtant décisif pour l'avenir de la recherche.
Le rôle des chercheurs
Les chercheurs sont au cœur de ce système : ils produisent les articles, évaluent souvent ceux de leurs pairs sur une base bénévole et contribuent à la mise en forme des publications. Pourtant, la diffusion de ces travaux est largement contrôlée par des éditeurs commerciaux, ce qui soulève des questions éthiques et économiques.
Émergence du modèle open access
Avec la montée en puissance de l'open access, un nouveau modèle économique s'est imposé : les APC (Article Processing Charges), qui sont des frais de publication que les chercheurs ou leurs institutions doivent payer pour rendre leurs articles accessibles au public. Ce système a engendré une situation où deux logiques payantes coexistent. D'une part, les institutions continuent de débourser des abonnements pour accéder à des revues, et d'autre part, elles financent de plus en plus les frais de publication.
Des chiffres alarmants
En France, les frais d'APC pourraient dépasser 50 millions d'euros d'ici 2030, s'ajoutant à près de 90 millions d'euros consacrés aux abonnements aux revues. Un constat édifiant : ce modèle économique est devenu économiquement insoutenable.
Les alternatives possibles
Des solutions existent pour remédier à cette crise. Par exemple, le modèle de publication scientifique en libre accès proposé par l'Académie des Sciences et le CNRS, qui est gratuit tant pour les auteurs que pour les lecteurs. Pourtant, ces alternatives tardent à se généraliser. Pourquoi ? Quelles logiques poussent les chercheurs à continuer d'accepter les APC ?
Promouvoir l'open access
La promotion de l'open access est essentielle pour transformer ce paysage. Nos deux invités, le chercheur Patrick Couvreur et la directrice du Patrimoine et des Ressources scientifiques de l'Académie des Sciences, Justine Fabre, apportent leur éclairage sur ces questions cruciales dans cet épisode de La Grande Conversation.
Conclusion
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